|
Uniformes
et costumes |
Comme
jamais au cours de la longue histoire militaire du monde, une époque
n'a autant affiché un tel souci de recherche esthétique
dans ses uniformes que le Ier Empire de Napoléon. Des Sans-culottes
de la Révolution, partis déguenillés sur les routes
d'Allemagne ou d'Italie, sortira une armée aussi valeureuse que
bien habillée, qui se couvrira de gloire sur tous les champs
de bataille d'Europe. Chaque corps rivalise alors d'élégance,
et il faut bien des règlements, et surtout des coupes budgétaires,
pour revenir à un peu plus de simplicité à la fin
de l'Empire. Lanciers, cuirassiers, dragons, carabiniers, chasseurs,
dans leurs équipements magnifiques, seront aux yeux de beaucoup
effacés par ces porte-étendards de la mode militaire de
l'époque, les fameux hussards, aussi extravagants dans leur mise
et leur conduite que courageux et téméraires au combat.
Et que dire de certains officiers supérieurs, tels qu'un Junot
ou un Murat… Bien que plus sobres d'aspect, l'infanterie n'est
pas en reste, entre voltigeurs et ses couleurs distinctives jaunes,
ou les grenadiers en rouge. Chacun y va de ses préférences,
dans l'arme, la spécialité, le régiment et les
atours. L'armée française de Napoléon, et la Grande
Armée dans sa totalité, offre un catalogue d'uniformes
d'une diversité inouïe et d'une beauté inégalée.
|
Lancier
de la garde - Détails Fort impressionné par les soldats qui lui servirent d'escorte durant son séjour en Pologne, Napoléon décida d'en intégrer dans sa Garde sous le nom de "chevau-légers polonais", puis "chevau-légers lanciers polonais" en 1809, lorsqu'ils furent dotés de la lance, dont des essais prouvèrent la redoutable efficacité. Un 2e régiment fut constitué en 1810 avec des Hollandais et, contrairement au 1er, habillé de bleu, celui-ci fut revêtu de rouge et pris pour cette raison l'appellation de "lanciers rouges". Un 3e régiment composé de Lituaniens fut créé en 1812 et disparut presque aussitôt en Russie. Tenue comprenant veste avec une épaulette, pantalon de drap de laine, aiguillettes, bottes, giberne avec sa banderole, Czapska avec raquettes et cordons, ceinturon avec attaches du sabre et porte baïonnette, sabre, 2100€TTC, hors frais d'envoi. La ceinture peut également se porter sur la veste, équipée d'un passant pour la tenir en place. |
Trompette
du deuxième hussard - Détails Membres de la cavalerie légère, les hussards se distinguaient par une fougue et une témérité sans égales, mais aussi par leurs uniformes chatoyants, dont la diversité des couleurs indiquait le régiment. On comptait 10 régiments au début de l'Empire, et un 11e fut créé en 1810 avec des hussards hollandais. Aucun régiment de hussards n'appartint jamais à la Garde impériale. Les compagnies d'élite étaient coiffées du colback en peau d'ours, et les autres compagnies arboraient le shako. Tenue comprenant dolman, pelisse, culotte hongroise à petit pont avec galon, bottes, giberne avec sa banderole, Shako avec plaque, jugulaires, raquettes et cordons, ceinture-écharpe, ceinturon avec attaches du sabre et de la sabretache, sabretache, sabre, 4000€TTC, hors frais d'envoi. |
Garde
d'Honneur - Détails Désireux de reconstituer sa cavalerie disparue en Russie, Napoléon recruta dans toutes les couches de la société, notamment chez les nobles et bourgeois qui jusqu'ici avaient réussi à s'exempter du service en fournissant des remplaçants. Quatre régiments furent formés tant bien que mal, où chaque soldat devait s'équiper à ses frais. Pour les motiver, on leur fit faire de belles tenues à la hussard, caractérisées par le shako rouge. Les Gardes d'honneurs s'illustrèrent durant la campagne de France. Tenue comprenant dolman, pelisse, culotte hongroise à petit pont avec galon et noeud à la hongroise, bottes, giberne avec sa banderole, Shako avec plaque, jugulaire, raquettes et cordons, ceinture-écharpe, ceinturon avec attaches du sabre et de la sabretache, sabretache, sabre, 4000€TTC, hors frais d'envoi. |
Grenadier,
4ème régiment d'infanterie de Ligne Reine des batailles depuis la fin du Moyen-Âge, l'infanterie se perfectionna au cours des siècles et devint un instrument de guerre de premier ordre sous Napoléon. Les régiments d'infanterie furent déployés sur tout les champs de bataille de l'Empire, avec le succès que l'on sait, composés en 1805 pour moitié de vétérans des campagnes révolutionnaires et pour moitié de conscrits. Les fusiliers occupaient le centre de la ligne (appelés pour cela compagnies du centre), les voltigeurs la gauche (destinés à harceler l'ennemi par ses feux de salves meurtriers) et les grenadiers la droite. Dans l'infanterie légère, le nom de voltigeur était remplacé par celui de carabinier. À part quelques détails, surtout de couleurs, leurs uniformes étaient presque identiques. Uniforme comprenant veste avec épaulettes, pantalon de drap de laine, guêtres avec boutons en laiton, giberne avec bandoulière, baudrier du briquet, Manteau et souliers, shako complet, briquet et Charleville, 2950€TTC, hors frais d'envoi. |
Cuirassier
français, 5ème régiment Créés pour enfoncer l'ennemis par des charges vigoureuses, les régiments de cuirassiers étaient au nombre de 12 au début de l'Empire. On leur donna la cuirasse à l'épreuve des balles et le casque à crinière flottante. Les autres soldats les appelaient "les gros frères", et il faisaient partie de la "grosse cavalerie". À Montmirail, en 1814, en une seul charge ils réduiront d'un tiers un corps d'armée russe de 30 000 hommes. Ils étaient armés du sabre droit, du mousqueton avec baïonnette et de deux pistolets. Uniforme comprenant veste avec épaulettes, pantalon de drap, capote en laine, giberne avec bandoulière, ceinturon du sabre, bottes, cuirasse, casque, latte, 4200€TTC, hors frais d'envoi. |