SHAKOS, COLBACKS, SHAPSKAS ET TRICORNES
Si un modèle particulier, qui ne figure pas à notre catalogue, vous intéresse,contactez nous. Nous avons la possibilité de faire réaliser la plupart des pièces sur mesure. N'hésitez pas non plus à regarder nos promotions.


HL510 - Shako de Grenadiers du 4e Régiment d'Infanterie de Ligne, type 1812 - 499€

Par décret du 25 février 1806, l'Empereur Napoléon décide de généraliser l'usage du shako à toute l'infanterie de Ligne, pour remplacer le chapeau qui présentait trop d'inconvénients. Le shako n'est véritablement distribué qu'à partir de 1807 et l'année suivante. Très vite les colonels personnalisent les coiffes de leurs soldats de divers agréments. Napoléon coupe court à cette fantaisie et décide d'en réglementer la présentation en 1810. Cordons et raquettes sont notamment supprimés, mais dans les faits, ils continuent d'être portés. Une nouvelle réglementation en 1812 modifie la plaque et enlève le couvre-nuque. Cette reproduction ne comporte pas de plumet, mais un pompon.


Description du shako (d'après le Manuscrit de Bardin de 1813)

Le corps du shako est en feutre. Il mesure 19 cm de haut pour les voltigeurs et 20 cm pour les grenadiers. Le sommet est recouvert par une forte calotte de cuir de vache ciré, de 24 cm diamètre, rabattu sur le cylindre. Sur le devant est fixée une visière de cuir de vache, surmontée d'une plaque caractéristique en laiton figurant un aigle debout sur un écusson. Au milieu de celui-ci est ajouré le numéro du régiment. La plaque des grenadiers porte deux grenades aux extrémités de l'écusson. Au-dessus, une cocarde de cuir peint (bleu au centre et rouge à l'extérieur), de 7 cm de diamètre, masque un gousset servant à maintenir la tige du pompon et du plumet. De part et d'autre de la visière, une jugulaire de 14 écailles de laiton, agrafées sur une basane, est fixée sur le bas du cylindre de feutre par un bouton de cuivre. Celui des grenadiers porte une grenade. L'intérieur du shako est garni d'une coiffe en toile qui se serre avec une ficelle. Le shako des grenadiers est garni de galons rouges. En grande tenue, il est agrémenté d'un plumet et d'un cordon d'où pendent des « raquettes ».

Dans la réalité, les règlements sont fréquemment tournés, et les shakos qui ont survécu jusqu'à nos jours présentent beaucoup de disparités. Il est notamment courant (comme sur notre reproduction) que le modèle des grenadiers soit équipé d'un bourdalou (sangle de serrage). Les couleurs du 4e Régiment d'Infanterie de Ligne sont ici restituées d'après les Collections alsaciennes de petits soldats.

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HL515 - Shako de voltigeur, 17ème régiment d'infanterie légère, 1812 - 499€

Chaque régiment d'infanterie distinguait les compagnies de grenadiers dans la Ligne, appelés carabiniers dans la Légère, les compagnies du centre, et les voltigeurs. La couleur distinctive de ces derniers a été le chamois, changée ensuite en jonquille. Cette couleur se retrouvait sur les galons et les plumets, mais pas de manière uniforme. En effet, chaque régiment affichait quelques particularités : certains shakos ne portaient qu'un galon supérieur, alors que d'autres en montraient également un à la base du fût, et d'autres encore en étaient totalement dépourvu. Il en allait de même du plumet. Celui-ci présentait une dominante jaune au deux-tiers, et rouge ou vert sur le dernier tiers. Parfois, ces proportions étaient identiques, moitié, moitié. La tige du plumet s'enfilait dans une poche aménagée sur le devant du shako, cachée derrière la cocarde, en traversant un pompon le plus souvent vert ou jaune, mais parfois rouge aussi.

Notre reproduction de shako est basée sur les fameux « petits soldats d'Alsace ». Comme pour tout régiment d'infanterie légère, plaques, jugulaires et boutons sont en fer blanc, alors qu'ils sont en laiton dans la Ligne. Le shako se complète d'un cordon et de raquettes en fil blanc, pendues sur le côté droit de la coiffure.

Livré avec raquettes, cordon, jugulaires et pompon.


HL516 - Shako de capitaine du 7ème hussard, 1812 - 449€

Si certains couvre-chefs d'officiers affichaient une débauche de couleurs, de galons et autres cordons ou plumets, d'autres en revanche détonnaient par leur sobriété apparente. Il en va ainsi de ce shako de capitaine du 7e hussard. La couleur distinctive du régiment étant le vert, c'est tout naturellement que le fût du shako a été recouvert de drap vert, à l'exemple des trompettes des régiments napoléoniens qui étaient généralement colorés. Ici, point de plaque régimentaire, mais une simple cocarde tricolore en tissu, reliée par une ganse dorée à un demi-pompon doré. Plusieurs détails révèlent le grade du propriétaire de cette coiffure, à commencer par le galon « cul de dé » doré qui entoure le sommet du cylindre. Ensuite, l'élégante – mais peu pratique – jugulaire annelée en laiton, cousue sur une bande de drap vert, reliée de part et d'autre du shako par des boutons en tête de lion. La visière enfin, qui est estampée d'élégantes frises végétales. Celle-ci est renforcée d'un jonc de laiton. Sur l'arrière de la coiffure, un bourdalou permet de régler l'ouverture pour mieux tenir sur la tête, ce qui s'avérait en pratique difficile durant les galops, et beaucoup de cavaliers arrivaient sur leur cible en ayant perdu leur coiffure. C'était notamment le cas des peu stables bonnets d'ourson des carabiniers à cheval, ce qui conduisit entre autres raisons Napoléon à les doter d'un casque.

Livré avec jugulaires et pompon.

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HL514 - Shako de trompette, 2ème hussard, 1812-1815 - 499€

Parmi tous les cavaliers de Napoléon, les hussards se taillèrent une postérité exceptionnelle. La beauté de leur uniforme, avec leur dolman à pelisse chatoyante, leurs nœuds hongrois, leur sabretache et leur shako, frappe encore de nos jours les esprits. Il y eut d'abord treize régiments de hussards en 1793, puis douze en 1799, et dix enfin en 1803. En 1810, un 11e régiment fut recréé à partir de hussards hollandais, puis un 12e organisé en Espagne.
Chaque régiment eut ses couleurs distinctives, comme le rouge et vert pour le 7e, le gris pour le 3e, le bleu ciel pour le 5e, etc. Leur élégance ne leur permettait aucune discrétion, mais les obligeait au contraire à se mettre en avant en toute occasion. Leurs pertes au combat en étaient significatives. À la base de tant d'exploits militaires, la témérité et l'arrogance des hussards forgèrent ainsi leur légende.

En 1804, la coiffure des hussards fut le shako noir à cordon blanc et à plumet de la couleur distinctive du régiment. Les trompettes de hussards (comme des chasseurs à cheval) portaient en 1701 le chapeau selon une ancienne tradition, mais qui fut remplacé en raison les circonstances et de la nécessité par un casque ou un shako à flamme. Le shako fut introduit en 1800, mais certains trompettes ne l'adoptèrent qu'en 1804-1805. Beaucoup de colonels donnèrent à leurs musiciens un shako recouvert de drap de la couleur distinctive du régiment. C'est notamment le cas sur cette magnifique reproduction d'un shako de trompette du 2e régiment de hussards, dont le corps est en feutre bleu. Jonc de visière, jugulaires et plaque sont en laiton ; galon, cordon et raquettes sont de couleur blanche, et le pompon en laine rouge.


HL513 - Shako du 3e régiment des Gardes d'honneur, 1813-1814 - 499€

Après la retraite de Russie, Napoléon n'a plus d'armée. Sa cavalerie a été anéantie dans les neiges. De retour en France, l'Empereur s'emploie activement à la réorganiser. Comme il le fit avec les Gendarmes d'ordonnance, il sollicite la noblesse et la haute bourgeoisie pour constituer un corps de cavalerie légère d'élite : les Gardes d'honneur. Par décret des 3 et 5 avril 1813, 4 régiments de Gardes sont créés, tant bien que mal, car il y a beaucoup de réticence chez les conscrits.

Les trois derniers régiments sont regroupés en une division le 13 janvier 1814, qui va participer brillamment à la campagne de France, notamment à Reims. Le 13 mars, ils chargent et bousculent la cavalerie Russe. Mais leur infanterie prend les hommes du 3e Garde d'honneur à revers, qui se battent de manière désespérée. Le 15 mars, la division ne compte plus que 460 Gardes.
Ces hommes, aux moyens importants pour l'époque, doivent s'équiper à leur frais d'une tenue à la hussarde, avec une culotte écarlate, un dolman et une pelisse vert foncé, ainsi que d'un shako rouge.

Ce shako est une magnifique reproduction de la coiffure du 3e régiment des Gardes, stationné à Tours sous les ordres du général de brigade Comte Ségur. Le shako est garni de galons blancs, de même couleur que le cordon et les raquettes. La visière en cuir est cerclée de métal blanc. Les étoiles, les têtes de lion qui maintiennent la jugulaire faite d'anneaux enlacés, ainsi que la plaque ajourée au numéro du régiment, sont en métal blanc (certains shakos de Gardes d'honneur présentent également des jugulaires à écailles). Le pompon de compagnie est rouge. Le plumet est à commander séparemment.

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Garde d'honneur à cheval - gravure ancienne

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Possibilité de réaliser d'autres modèles de shakos sur commande, nous contacter

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Pièces originales

Possibilité de réaliser d'autres modèles de shapska sur commande : lancier rouge de la Vieille Garde ou de la Jeune Garde, lancier de la Vistule, trompette du 30e Rgt de Chasseur à cheval, lancier polonais de la Ligne, etc.

HL511 - Shapska (ou czapka) de lancier polonais : 1er Régiment de Chevau-légers lanciers de la Garde Impériale - 659€

Lorsque Napoléon vient en Pologne durant l'hiver 1806, il est escorté par une garde d'honneur composée de la fine fleur de la noblesse polonaise. Fort impressionné par sa tenue, l'empereur la prend à son service et l'organise en régiment le 6 avril 1807. Il l'incorpore dans sa Vieille Garde sous le nom de « Chevau-légers polonais ». On appelle aussi ses hommes « Lanciers polonais » après qu'ils aient été dotés de la lance, armes qu'ils avaient brillamment utilisées à la bataille de Wagram en 1809, après les avoir arrachées aux mains des uhlans autrichiens pour mieux les pourchasser. La bravoure de ces cavaliers est légendaire, et trouve sans doute son plus glorieux fait d'arme à Somosierra où, par une charge impossible, ils délogent avec un seul escadron 15.000 Espagnols solidement retranchés. Seulement 15 lanciers survivent à cet exploit. L'unité prend le titre de «1er Régiment de Chevau-légers lanciers de la Garde Impériale» lorsqu'un deuxième régiment est créé en 1811 (les fameux «Lanciers Rouges»).

En plus de la lance, les hommes sont armés de deux pistolets, du mousqueton et du sabre de cavalerie légère modèle An IX. Au milieu de l'année 1809, sur demande du ministre, ils reçoivent le sabre des chasseurs à cheval de la Garde.

La coiffure mesure une trentaine de cm de haut. Elle se caractérise par le sommet plan et carré, appelé «pavillon», d'inspiration typiquement polonaise. Des baguettes de jonc glissées dans la structure de carton et de toile cirée maintiennent la forme rigide.

Au-dessus d'une visière en cuir vernis, cerclée de fer blanc, un large turban de cuir de vache enserre la tête. Il est surmonté de drap cramoisi « piqué à côtes » sur ses quatre faces. Celles-ci sont garnies de soutaches de fil blanc qui se réunissent en croix sur le pavillon. Les angles possèdent un clou de fer blanc. Celui de droite supporte un crochet destiné à suspendre la jugulaire. Formée de 32 anneaux en acier étamé, la jugulaire est doublée de drap cramoisi et se fixe au-dessus de chaque tempe sur une tête de lion. La plaque en laiton, dont le centre en fer blanc porte un N couronné, est dite «rayonnante».

Une croix de Malte argentée est fixée sur la cocarde, pour mettre en évidence l'origine polonaise des soldats. En grande tenue le shapska est porté avec un plumet blanc d'une quarantaine de cm et une fourragère composée de deux cordons blancs qui s'enroule autour de la shapska et du plumet. Les deux extrémités retombent à gauche, lestées par les raquettes terminées par des glands.



HL512 - Colback de chasseur à cheval de la Garde Impériale - 599€

C'est essentiellement avec des anciens guides revenus d'Egypte en 1800 que Bonaparte organise le régiment des chasseurs à cheval de la Garde consulaire, devenue Garde impériale après le sacre de 1804. Il compte alors 4 escadrons, qui se voient rejoints l'année suivante par un escadron de vélites, puis par un second en 1806. Ces derniers seront supprimés pour la campagne de Russie. Ce n'est qu'en 1813 qu'apparaissent les escadrons de la jeune garde, au nombre de trois, associés aux cinq escadrons de la vieille Garde. Les chasseurs de la Garde forment la garde rapprochée de l'Empereur et sont casernés à l'École militaire de Paris.

Chaque homme est armé d'un sabre spécial à la cavalerie légère de la Garde, de deux pistolets et d'un mousqueton modèle An IX.

Aussi appelé "talpack", le colback est une coiffure d'origine turque que les soldats de Bonaparte ramenèrent dans leurs bagages et adoptèrent pour certains. Elle prend d'abord la forme d'un schako en fourrure, sans aucun autre accessoire. Sous l'Empire, elle se modifie pour devenir ce modèle de coiffe bien connu, réservé notamment aux compagnies d'élite des hussards. Le haut est garni d'une flamme de drap rouge avec un cordonnet et un gland aurore. Sur le côté gauche, une cocarde semi-sphérique, brodée de l'aigle de la Garde, reçoit dans les grandes occasions un plumet vert et rouge, ainsi que deux raquettes aurore sans cordon. Des jugulaires à écailles de laiton, surmontées d'un bouton estampé du corps des chasseurs, sont encore fixées sur le colback.

Reproduction fournie avec ses raquettes aurore, mais sans plumet.

Chasseur à cheval de la Garde - gravure ancienne

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VT902 - Tricorne en feutre noir - 120€

Le tricorne est une évolution du chapeau utilisée à la Renaissance et ensuite au XVIe siècle. Ce chapeau à larges bords, très utile contre le soleil et la pluie, nécessitait parfois d'avoir un bord relevé pour mieux dégager la vision. La mode fit le reste. D'un seul bord, on plia ensuite deux bords, puis trois, et le chapeau devint tricorne. C'est le couvre-chef par excellence du XVIIe et surtout du XVIIIe siècle, dans toutes les couches de la société. La matière (du feutre le plus souvent), et surtout la décoration, faite d'un galon plus ou moins précieux, d'une cocarde ou de plumes, pouvait grandement varier selon la richesse de son propriétaire, contrairement à la forme qui restait la même quel que soit le rang.