Naissance d’une réplique : le sabre des carabiniers

Voilà longtemps que la production de ce sabre emblématique de la cavalerie de Napoléon nous tentait. Comme toute troupe d’élite, les carabiniers étaient très attachés à leurs différents particularismes, dont leur sabre qui était en réalité l’héritié direct de celui des carabiniers de Monsieur, frère du roi, du modèle 1777. Sous la Révolution, les gravures, trop royalistes, ont naturellement été modifiées pour laisser la place à une inscription plus dans l’air du temps…

En avril 2010, notre choix s’est d’emblée porté sur la version la plus originale : le modèle de l’An IV, avec sa coquille rayonnante en  bronze rouge, qui en fait une pièce unique. Une fois de plus, nos premières études ont démontré qu’ils existaient des différences plus ou moins marquées d’un artefact à l’autre. Nous avons donc choisi un modèle bien illustré et étudié par Michel Pétard dans l’un de ses articles. Le premier prototype reçu quatre mois plus tard ne nous a pas déçu, et nous a procuré même une grande joie d’avoir enfin ce sabre légendaire entre les mains. L’orifice servant à passer l’anneau de pouce en cuir était plutôt réussi, ainsi que la décoration de la monture, avec notamment sa grenade assez stylisée.

Quelques corrections s’imposaient néanmoins, notamment sur la forme de la fusée, trop droite et épaisse, la virole sommitale trop réduite, ou encore le quillon trop massif. Il est à noter que, comme sur l’original servant de modèle, le filigrane torsadé a été remplacé ici par un simple fil métallique de section ronde et épaisse., comme on peut le voir sur la photo de l’original ci-contre.

Arrivé début octobre 2010, le second prototype méritait à son tour des modifications, comme la queue qui garnit le dos de la fusée et qui ne s’insérait pas comme il fallait sous la bague. La pointe de la lame était aussi à affiner, mais le problème le plus évident était le poids de l’arme, encore bien trop important. Enfin, il y a quelques jours, nous avons perçu la version définitive, qui s’est allégée comme il fallait. Le profil de la poignée était enfin le bon. La beauté et l’élégance espérées étaient au rendez-vous cette fois, et nous sommes heureux de vous en faire profiter à présent.

Carabinier avant 1812 et dans sa version cuirassée après 1812.

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