Pièces réalisées sur commande spéciale
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Toutes les pièces de cette page sont des modèles uniques, réalisées sur mesure et sur commande. Elles ne sont donc pas commercialisées, et sont présentées uniquement pour permettre d'illustrer ce que nous pouvons réaliser pour vous. Nous consulter pour tout devis.




Vexillum légionnaire, époque de la guerre des Gaules

Aucune image républicaine de vexillum ne nous est parvenue. Il semble en effet que ce fanion ne soit déployé pour la première fois en tant qu’enseigne de détachements militaires que durant la guerre des Gaules (B.G., VI, 36, 3.). Il s’agit donc probablement d’une invention de César, et donc trop récente dans l’histoire pour être déjà représentée. En outre, le vexillum est une enseigne secondaire, bien moins importante que les aigles ou les signa de manipules ou de cohortes, qui ont donc la préférence des artistes. Il est donc difficile de préciser la nature exacte de ce drapeau pour la fin de la République, et nous avons donc du nous aider de documents postérieurs pour tenter une reconstitution.

Compte tenu du caractère provisoire d’un fanion de détachement, il est difficilement envisageable que l’on ait pris soin à l’époque de broder une inscription ou un motif et il est plus raisonnable de penser que l’inscription était peinte et donc plus rapide à exécuter. Ce point conditionne en outre la nature du textile employé pour le support : il s'git de lin, avec une trame serrée et fine. Un extrait de Dion Cassius (XXXVIII, 18), relatant la guerre menée par Crassus contre les Parthes (donc à la fin de la République, bien que nous ne soyons pas capables de juger d’un possible anachronisme), nous indique que le vexillum portait en lettres rouges le nom du commandant et celui du corps d’armée.

Une pointe de lance orne le haut de la hampe, et un talon conique en fer renforce le bas et permet de planter l’enseigne en terre. Ces deux éléments seront forgés en fer.

Vexillum romain

Enseigne_de cohorte



Enseigne de cohorte, époque de la guerre des Gaules

Cette enseigne arbore, sur une hampe de bois ciré terminée par un fer de lance, plusieurs décorations caractéristiques. On trouve trois phalères en laiton repoussé et argenté (d’une forme analogue à ce que nous montrent beaucoup de reliefs, à savoir avec une bordure et un centre bombés) et un croissant de lune. Pline l’Ancien dit dans son Histoire Naturelle que ces ornements sont argentés, car plus clinquants ainsi.

Ces éléments sont fixés à la hampe par des douilles métalliques rapportées sur l’arrière. Ainsi, ces décorations restent amovibles, car il suffit de les faire coulisser sur la perche pour les retirer. Nous savons qu’il en allait ainsi chez les Romains, car les hampes des enseignes étaient dépouillées de leurs ornements les jours de deuil. Cette hampe est droite, biseautéeà ses extrémités pour la pose d’une pointe de lance en fer et d’un talon conique également en fer. Un relief de Milan indique en effet que le talon de l’enseigne n’est pas de section quadrangulaire. Une barre horizontale d’une trentaine de centimètres est fixée au sommet de l’enseigne, juste sous la pointe de lance. Cette barre sera en laiton argenté (mieux que le fer pour une enseigne), munie d’anneaux à ses extrémités pour l’accrochage de bandelettes de cuir blanc, lestées là encore par des pendentifs en forme de feuilles réalisées en laiton argenté.

Une barre horizontale similaire, mais dépourvue d’anneaux, est enfin fixée sur la partie inférieure de la hampe, pour y suspendre un petit fanion. Celui-ci est en lin fin, cousu main, et peint d’une inscription en lettres rouges.



Enseigne de cavalerie romaine, fin du Ier siècle, début du IIe siècle apr. J.-C.

Enseigne de cavalerie romaine de l'Ala Afrorum, d'après la stèle funéraire du signifer Oclatius, conservée au musée de Neuss (Allemagne).
Sur une lance, un médaillon de bronze partiellement argenté est fixé par une douille. Le motif estampé représente une tête de lion, qui doit être le symbole de l'unité. De l'arrière émerge une demi-crête de crin de cheval au milieu de laquelle passe la pointe de la lance (qui est chez les Romains assimilée au dieu Mars, dieu de la guerre). Sous la médaille, un tablette porte en relief le nom du régiment (Ala) et le numéro de l'escadron (Turma). Des rubans sont suspendus dans les angles, comme il est habituel sur les enseignes romaines.

Enseigne_romaine

Enseigne_gauloise



Enseigne Gauloise, d'après l'original de Soulac sur mer

Sur une terrasse décorée de clous de laiton, est posée une figure animale amovible représentant un sanglier. Celle-ci se compose de deux tôles de laiton embouties qui comprennent le corps et les pattes postérieures. Les pattes antérieures, tubulaires, sont rapportées. La crête est fixée entre les deux coques qui constituent le corps. Les oreilles, l'extrémité du groin et la queue sont rapportées.


Modèle : enseigne de Soulac sur mer





Aquila ou Aigle de légion romaine, milieu du Ier siècle av. J.-C.

Les images d’aigles républicaines sont très rares, et montrent une certaine diversité des formes, autant pour la hampe, le socle, que l’aigle lui-même et son foudre. Sur toutes les réprésentations, l’aigle est en position assez horizontale, cou tendu et les ailes sont dressées perpendiculaires au corps. Le foudre semble souvent se résumer à une barre horizontale, comme un simple perchoir. Jamais nous ne voyons d’éclairs émanant du foudre-support principal, comme nous le découvrons quasi-systématiquement sur les aquilae impériales. L'aigle est argenté et non doré comme ce sera le cas quelques années plus tard (cf Plutarque et Cicéron).

Les images sont plus floues à propos du socle. Il semble qu’il ne s’agisse pas encore d’un chapiteau corinthien très ouvragé, décoré de feuilles d’acanthe, comme on en verra dès la fin du Ier siècle apr. J.-C., ou du long support pyramidal visible par exemple sur les stèles julio-claudiennes. La plupart des rares images ne montre même aucun socle, et le foudre-perchoir paraît reposer directement sur le sommet de la hampe. La représentation la plus « précise » est antérieure d’une génération environ (sur un denier de C.Valerius.Flaccus, daté de 82 av. J.C.) et semble figurer 3 moulures saillantes sur le socle. C'est celle-ci que nous avons reprise.

Aigle_légion_romaine

carnyx



Carnyx Gaulois en bonze

La découverte récente de plusieurs carnyx à Tintignac, en France, nous renseigne bien aujourd’hui sur le nombre de pièces nécessaires à la composition de l’instrument, et sur le mode d’assemblage. Il faut normalement compter jusqu’à 25 pièces. Une des leçons de Tintignac est de permettre aujourd’hui l’identification des grandes oreilles, perdues sur l’artefact de Mandeure. Notre reproduction comporte des oreilles de 25 à 30 cm de longueur. Un ergot à la base de chaque oreille vient se loger dans un orifice spécialement aménagé sur le sommet du crâne, et dont la trace est encore visible sur le fragment de Mandeure.

Le carnyx n’a pas l’extrémité inférieure du tube coudée. Les exemplaires de Tintignac prouvent que ce tube était droit, et nécessitait de la part du musicien de le tenir à la verticale au-dessus de la tête, bien renversée sur l’arrière afin d’atteindre l’embouchure, comme le confirme par ailleurs les décorations du chaudron de Gundestrup.

Pièce entièrement réalisée en bronze.



Eléments d'enseigne de cohorte, milieu du Ier siècle av. J.-C.

Les décorations sont constituées de trois phalères en laiton repoussé et argenté (d’une forme analogue à ce que nous montrent beaucoup de reliefs, à savoir avec une bordure et un centre bombés) et un croissant de lune. Pline l’Ancien dit dans son Histoire Naturelle que ces ornements sont argentés, car plus clinquants ainsi.

Une barre horizontale d’une trentaine de centimètres est destinée à être fixée au sommet de l’enseigne, juste sous la pointe de lance. Cette barre est en laiton argenté, munie de fixations à ses extrémités pour l’accrochage de bandelettes de cuir blanc, lestées là encore par des pendentifs en forme de feuilles réalisées en laiton argenté. Ce dispositif est destiné à porter un fanion.

Pour finir, une poignée argentée permet le transport de l'enseigne.

Enseigne_de_cohorte

cornu_romaine



Cornu militaire romaine

La cornua, instrument de musique autant militaire que civil, nous est bien connue par la découverte de deux artefacts dans une auberge de Pompéi. Ces trompettes ont toutefois une longueur de tube déroulée de plus de 4 m, ce qui en fait des instruments volumineux et fragiles, impropres semble-t-il à une activité guerrière.

Il est probable de plus que ces tailles imposantes soient plus représentatives de l’Empire que de la République, car nous connaissons justement un relief trouvé à Osuna en Espagne, daté de la guerre civile entre César et Pompée, qui montre un joueur de cornua (cornicen) avec un instrument nettement plus petit, nettement plus maniable pour un militaire. C'est cette solution que nous avons retenue pour la réplique.


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